UNE SI LONGUE LETTRE, de Mariama Bâ.

UNE SI LONGUE LETTRE, de Mariama Bâ.

 

Caractéristiques

Date de parution : octobre 2001
Editeur : Rocher Eds Du
Collection Histoire Vecue
Format 11cm x 17cm
Nombre de pages 176

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Classé parmi les Classiques, je n’avais pas encore pris la peine de le lire. Aujourd’hui, cette lacune est comblée, la lecture s’est faite d’une seule traite.

Après avoir visionné dernièrement un film relatant un pan de l’histoire de Christabel Pankhurst, ainsi qu’un documentaire sur l’action de Rosa Luxemburg, le roman « Une si longue lettre » de Mariama Bâ a sonné comme le complément parfait d’une trilogie, abordant les conditions de la femme.

Tout en étant dans des époques, des contextes et dans des genres différents, l’exploration particulière de Mariama Bâ, des différents rôles de la femme, en tant que jeune fille, femme, sœur, amie, mère, belle-mère, grand-mère, etc., est époustouflante. Un destin De femme, dans tous les cas, qui exige bien souvent une force extraordinaire, qu’elle décrit avec une sublime et intelligente pensée, et une superbe écriture.

Une œuvre à lire, et même à relire.

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« Et puis, on est mère pour comprendre l’inexplicable. On est mère pour illuminer les ténèbres. On est mère pour couver, quand les éclairs zèbrent la nuit, quand le tonnerre viole la terre, quand la boue enlise. On est mère pour aimer, sans commencement ni fin ».

« Une si longue lettre »
Mariama Bâ, Collection Motifs, 1979.

Par Mabita Ma Motingya José

Mariama Bâ, née le 17 avril 1929 à Dakar, et morte dans la même ville le 17 août 1981, est une femme de lettres sénégalaise. Dans son œuvre, elle critique les inégalités entre hommes et femmes dues à la tradition africaine.

Elle est née à Dakar au Sénégal en 1929 dans une famille fortunée. Son père était fonctionnaire de l'État.

Après la mort prématurée de sa mère, elle est élevée par ses grands-parents dans un milieu musulman traditionnel1. Son père, Amadou Bâ, est devenu ministre de la Santé du premier gouvernement sénégalais en 19572.

Elle intègre une école française où elle se fait remarquer par ses excellents résultats. Après son certificat d'études primaires obtenu à 14 ans, elle entre en 1943 à l’École normale de Rufisque, qu’elle quitte munie d’un diplôme d’enseignement en 1947. Elle enseigne pendant douze ans puis demande sa mutation au sein de l’Inspection régionale de l’enseignement pour raison de santé1.

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Mariama Bâ

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